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par Mireille Affa'a Mindzie
SAIIA Occasional Paper, No 39, August 2009 (French)
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Governance and APRM Programme
Le strict respect de la souveraineté de l’Etat, qui a un temps constitué un pilier des relations internationales, a laissé place à une préoccupation globale visant à protéger les droits humains dès lors qu'ils sont menacés. Sur le papier, tout du moins, l’Afrique partage cet engagement international par la création d’organes de contrôle comme la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine. Mais les droits humains tiennent-ils véritablement une place centrale dans la conduite des relations internationales par le continent ? Ne constituent-ils pas simplement une « préoccupation variable » ?

Il n’y a pas de réponse simpliste à cette question. L’Afrique s’est longtemps engagée à œuvrer en faveur de l’Etat de droit, la protection des réfugiés, des femmes et des enfants, l'encouragement à la participation des jeunes et la promotion de la démocratie. Mais, comme toujours, l'intérêt national joue toujours un rôle important lorsque l'on aborde la manière de définir de quelle façon le continent se rattache au reste du monde.

L’opposition de l’Afrique du Sud démocratique au Conseil de sécurité de l’ONU à l'arrestation du président soudanais Omar Al-Bashir pour crime contre l'humanité constitue un cas d'espèce. Ceci doit être considéré dans le contexte des efforts de conciliation de l’Afrique du Sud dans plusieurs pays d’Afrique, de son rôle en tant que représentant continental et la perspective que le continent est victime de discrimination.  Le cas d’Al-Bashir, ainsi que d’autres éléments comme la majorité des rejets par le continent des sanctions à l’encontre du Zimbabwe, évoque également la recherche de « solutions africaines à des problèmes africains ».

L’émergence de la Chine comme puissance économique et sa quête de matières premières pour alimenter son économie naissante offre de plus en plus d’alternatives économiques aux conditionnalités des relations que les démocraties occidentales imposent aux pays africains.

Mais la politique de non-interférence de la Chine dans les affaires domestiques de ses partenaires commerciaux pourrait favoriser la corruption, alimenter les conflits armés et encourager les violations des droits humains. Les gouvernements africains devraient s’assurer que les solutions dont ils décident au niveau de leur politique étrangère naissante, quelles qu’elles soient, ne compromettent pas les engagements déjà pris envers l’Occident démocratique d'œuvrer en faveur des droits humains et de la bonne gouvernance.

SAIIA sincerely thanks those who acted as peer reviewers for this paper.

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